Retour sur le 5e Salon du livre d'Albert et du Pays du Coquelicot

Le 5e salon du livre d’Albert et du Pays du Coquelicot qui s’est déroulé les 15 et 16 octobre 2016 au théâtre du Jeu de Paume d’Albert a confirmé son succès avec une affluence encore renforcée par rapport à l'édition 2014 autour des trente-trois auteurs invités.

Le week-end a attiré 2467 personnes (1635 adultes et 832 enfants) tandis que 1850 scolaires (70 classes) ont pu profiter des actions proposées en amont par les équipes des bibliothèques qui travaillent en collaboration avec les enseignants. Une desserte en car était même mise à disposition des écoles et collèges éloignés et 358 chèques-lire, à dépenser sur le salon, ont été distribués à tous les élèves de CP du territoire.

Divers ateliers (toujours gratuits) ont été largement fréquentés pendant toute la durée de la manifestation : linogravure, reliure, typographie avec les éditions PPAF (Première pression à froid), pop-up avec Philippe UG ou numérique avec Stéphane Sénégas et Clément Lefèvre. La Compagnie différée et le dessinateur Hardoc ont aussi proposé une lecture dessinée du tome 1 de La Guerre des Lulus (Ed. Casterman), série BD scénarisée par Régis Hautière.

 

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Au cours du week-end, j'ai eu le plaisir d'animer une nouvelle rencontre avec Jean Rouaud dans le cadre des Rendez-vous lecture organisés par le CR2L Picardie. L'écrivain s'était rendu au préalable au lycée Lamarck d'Albert. Un groupe d'élèves de Terminale L, préparés par leur enseignante de français Agnès Orosco, a proposé une lecture musicale très réussie de plusieurs textes tirés pour l'essentiel des Champs d'honneur (Ed. de Minuit), roman qui a obtenu le Prix Goncourt en 1990. Le professeur de Lettres Robert Ramahandrisoa les accompagnait à la guitare.

 

Les Champs d'honneur est le premier volume d'une trilogie que Jean Rouaud a consacrée à sa famille. Dans ce roman précisément, il s'intéresse aux traces et aux images (souvent inconscientes) que la Première Guerre mondiale a imprimées dans la chair et l'esprit des survivants du conflit et de leurs descendants.

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C'est la mort brutale de son père Joseph, lorsqu'il a onze ans, qui ouvre la première brèche : "le chemin serait désormais semé d'embûches contre lesquelles il nous faudrait l'âme comme un brise-glace, dure et tranchante, que nous n'avions pas, ne sachant que pleurnicher en robinsons tristes débarqués sur un archipel de ténèbres." Elle inaugure une série de deuils qui - dans sa reconstruction poétique de la réalité - ramènent l'écrivain à un autre Joseph, son grand-oncle mort en 1916, le frère de "la petite tante" Marie, personnage clé du livre.

Dans un style ciselé, au fil de longues phrases qui se déploient avec force détails symboliques, il exhume le passé de sa famille ancrée dans un territoire, la Loire-Atlantique, profondément bouleversé par le remembrement. Même si chez lui, le "je" s'efface derrière un "nous" pudique, c'est bien un monde intime qui se révèle par l'écriture. Une histoire personnelle dans laquelle, c'est la magie de la littérature, des milliers de lecteurs ont reconnu la leur.

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Pendant le week-end, j'ai aussi animé une rencontre autour du polar avec Catherine Bessonart, auteur d'Une valse pour rien (Ed. de l'Aube) et Jess Kaan pour Le secret de la petite demoiselle (Pôle nord Ed). Dans le premier roman, on retrouve les héros récurrents de Catherine Bessonart : Chrétien Bompard et ses lieutenants Machnel et Grenelle, pour une nouvelle enquête concernant l'agression de deux homosexuels (dont l'une mortelle) en juin 2014 à Paris. La capitale est d'ailleurs bien plus qu'une toile de fond dans cette histoire qui fait la part belle à la psychologie des personnages, meurtrier compris.

 

Les tensions sont encore vives après l'adoption de la loi sur le mariage pour tous mais la piste homophobe n'est pas la seule que le commissaire va devoir explorer : "C'est ainsi que Bompard définissait son travail, « je m'occupe de l'humain en période de crise », répondait-il quand on l'interrogeait sur sa mission. Et si l'on insistait, il s'aventurait alors vers l'humain qui souvent tourne mal parce qu'il n'a pas supporté un choc."

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Le roman de Jess Kaan nous emmène à Malo-Les-Bains, à côté de Dunkerque, en juillet 1903. Le détective privé Ernest Hornes (alias André Darras) se rend sur les lieux à la demande de son ami Jean Decoopman, homme de confiance du maire. Il faut enquêter sur le meurtre par noyade d'un jeune homme d'affaires, Félix Thébord, et bientôt s'infiltrer dans le cercle d'investisseurs que cible un tueur en série.

 

Contrairement à Chrétien Bompard, Ernest Hornes n'est pas dans la police mais plutôt en marge du système officiel avec des méthodes peu orthodoxes, une sorte d'électron libre aux pratiques mercenaires. Comme dans les romans populaires, l'auteur a mis l'accent sur les scènes d'action (savate, canne de combat...), donnant à l'intrigue une tonalité proche de la série Les Brigades du Tigre, diffusée à la télévision dans les années 70/80.

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Une autre table ronde  réunissait à Albert deux écrivains journalistes : Virginie Carton pour son dernier livre La Veillée (Ed. Stock) et Jacques Béal pour La Griffue (Ed. Presses de la Cité), qui lui a valu le Prix du roman populaire 2016. Dans le roman de Virginie Carton, deux grands amis de jeunesse, Sébastien et Marie, qui se sont un peu éloignés en construisant leurs vies respectives, se retrouvent à l'occasion du décès du père de Sébastien. Ensemble, ils vont passer une nuit entière à veiller sa dépouille.

 

Au cours de la veillée surgit Harold, un vieil ami anglais du défunt, dont personne ne connaissait l'existence. Il révèle une facette totalement inédite de son père à Sébastien. Celui-ci peine à l'accepter : "Marie, je viens de perdre mon père que je connais comme personne puisque c'est mon père". Mais au-delà des photos dans des albums de famille qui se ressemblent tous, connaît-on vraiment l'homme et la femme que sont nos parents ? C'est la question que pose cette histoire empreinte de nostalgie et construite en cinq actes, à la manière d'une pièce classique. Cette nuit particulière va aussi être, pour Marie, l'occasion de s'interroger sur ce que sont devenus les rêves de sa jeunesse...

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Dans le livre de Jacques Béal, la question du deuil est centrale également. Son histoire nous entraîne entre Boulogne-sur-Mer et Paris, de 1833 à 1848, dans l'univers des chasse-marées, ces attelages lancés à vive allure sur la Route du Poisson pour livrer aux halles une pêche encore fraîche. La vie de Marie-Suzanne Fortin, surnommée la Griffue, bascule le jour où son père François décède dans un accident d'attelage. Orpheline, elle doit assumer - envers et contre tous - la responsabilité de l'entreprise familiale, tout en essayant de faire la lumière sur les circonstances réelles du décès de son père.

 

Comme lors d'un travail journalistique, Jacques Béal a effectué des recherches documentaires solides afin de restituer l'atmosphère de la ville de Boulogne-sur-mer au moment où elle devient une station balnéaire prisée, et celle du quartier des halles de Paris au 19e siècle, "ce bazar grandiose, aux fortes senteurs de la mer" dont la Griffue apprécie "la diversité et la truculence." Après l'aviatrice Bessie Coleman dans Les Ailes Noires (Ed. Presses de la Cité, 2011) et Louise Bancquart dans Rendez-vous au sourire d'Avril (Ed. Presses de la Cité, 2012), Jacques Béal propose dans ce roman un nouveau portrait de femme déterminée à se battre pour réaliser ses rêves.

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Les mondes de l'imaginaire étaient à l'honneur au cours d'une table ronde consacrée à Claude Tillier et Morgan Malet, auteurs respectifs de Satania, âme perdue chez Jules Verne (Ed. Engelaere) et de Létherrae (Ed. Le peuple de Mü), une série fantasy prévue en sept tomes dont le premier volume intitulé Le monde perdu, comporte deux carnets.

 

Claude Tillier, guide à la Maison de Jules Verne d'Amiens depuis plus de vingt ans, est le personnage principal et le narrateur de son histoire qui commence par la réception d'un SMS inquiétant et mystérieux. À l'appui d'un certain nombre de manifestations qui lui semblent surnaturelles, il sent peu à peu la peur le gagner ("était-ce moi qui attirais ou provoquais de tels phénomènes paranormaux ?") sans pour autant jamais perdre son sens de l'humour.


Grâce à sa rencontre avec Grégory (un ami de sa vie réelle), Claude Tillier parvient à interpréter les phénomènes dont il est victime. Au cours d'un saut dans le temps, ses démêlés avec la maudite Satania le conduisent dans la Maison de Jules Verne. Il y fait revivre le grand écrivain qui prend largement part à l'intrigue. Dans la préface du livre, son arrière-petit-fils Jean Verne écrit d'ailleurs : "Il y a dans ce roman une distance qui m'a permis de rencontrer un arrière-grand-père tel que j'aurais aimé le connaître si les barrières du temps pouvaient s'abolir un instant."

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Létherrae est le nom du monde que Morgan Malet a crée autour de son héros Max, un jeune homme de seize ans qui mène une vie normale entre ses deux parents à la maison mais qui à l'école est violemment persécuté par plusieurs adolescents. Avec ses trois meilleurs amis, il va glisser dans un monde parallèle crée par des mages, et proche de l'univers médiéval, comme traditionnellement dans le registre de la fantasy : "Max eu la sensation d'être projeté dans une reconstitution historique. À ceci près qu'il y avait de temps à autre des phénomènes étranges".

 

Les héros de Morgan Malet ont tout à découvrir du monde dans lequel ils ont été expédiés ; leurs aventures prennent l'allure d'un parcours initiatique dans lequel vont s'éprouver leur courage et leur amitié. En même temps que ses amis et le lecteur, Max découvre qu'il est doué de pouvoirs surnaturels et qu'il a un statut très particulier sur Létherrae : "Il était en proie à la confusion la plus totale. Il était propulsé au rang de protecteur, lui l'éternelle victime. Au rang de tueur, lui l'éternel sauveur." C'est toute son identité qui s'effondre et sera à reconstruire au fur et à mesure que la mémoire lui revient.
 

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Déjà invité en 2015 dans le cadre des commémorations du Centenaire de la Grande Guerre (Cf. article ICI), l'historien Jean-Yves Le Naour était de nouveau à Albert cette année pour un échange sur "Les croyances populaires pendant la Première Guerre mondiale". Dans son ouvrage paru en 2008, Nostradamus s'en va-t-en guerre (Ed. Hachette), il s'est intéressé aux superstitions, prophéties et autres séances de spiritisme qui ont occupé le devant de la scène publique à cette époque. Une étonnante "flambée de l'irrationnel".

 

Entre les pays d'Europe, futurs belligérants, la bataille fut d'abord littéraire avec la parution de part et d'autre de nombreux ouvrages revanchards rédigés essentiellement par des militaires. Dès 1912, ils se livrent à une véritable course à la prophétie dans des fictions bellicistes qui exacerbent les tensions. Pourtant, quand la guerre éclate, "Les voyants et chiromanciennes sont eux-même surpris, le marc de café n'ayant rien annoncé et les cartes s'étant révélées aussi muettes que les tables tournantes."

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À défaut d'avoir prévu la guerre, il s'agira désormais de déterminer sa durée. Les affirmations les plus fantaisistes se multiplient de la part des voyants dont les activités prospèrent, tout comme le spiritisme qui a le vent en poupe même dans les milieux intellectuels. Un million et demi de familles françaises sont confrontées à la douleur du deuil, il n'est pas surprenant que certains cherchent à établir un lien avec leurs disparus.

 

Si la prophétie et les sciences occultes fleurissent dans tous les pays en guerre, c'est avant tout parce que la population traumatisée veut à tout prix y croire : "Oui, il y avait des charlatans parmi ces marchands d'espoir et de destin funeste, mais il y avait surtout des gens qui pensaient que le monde était devenu fou et qui essayaient de trouver leur chemin, en dehors de toute raison, vers un lieu plus sûr." Naturellement, le front n'est pas épargné par les superstitions et les soldats ont recours à toutes sortes de croyances dans l'espoir de se protéger.


Loin de tourner en dérision ces pratiques qui prêtes parfois à sourire, Jean-Yves Le Naour les considère, en tant qu'historien, comme "un aspect bien réel de la culture populaire et sensible à travers lequel se lit la société contemporaine." Leur valeur sociale, dans le contexte d'exception que constitue la Première Guerre mondiale, mérite en effet que l'on s'y intéresse.

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Maryline Martin était également présente à Albert dans le cadre de la thématique sur la Grande Guerre que le Pays du Coquelicot continue d'explorer. Ses deux livres se déroulent à cette époque : Les Dames du Chemin (Ed. Glyphe, 2013), un recueil composé d'une dizaine de nouvelles, et L'horizon de Blanche (Ed. Glyphe, 2015), un roman. Dans Les Dames du Chemin, la figure de son grand-oncle, Abel Marchand, tombé au Chemin des Dames le 16 avril 1917 à l'âge de 20 ans est très présente. L'intérêt de Maryline pour son parcours est en quelque sorte l'acte fondateur qui l'a amenée à écrire sur la question.

 

Mais ce sont les femmes qui sont les vraies héroïnes des différentes nouvelles de Maryline qui cite le journaliste Henry Malherbe (Prix Goncourt 1917 pour La flamme au poing) : "À tout ce qui vaut la peine de souffrir, à tout ce pour quoi nous combattons et nous mourons, nous donnons un visage de femme." Receveuse de tramway, infirmière, marraine de guerre, ouvrière dans une usine de munitions, prostituée, espionne... toutes, à leur manière, participent activement à l'effort de la nation.

 

Dans chacune de ses histoires, l'auteur change de point de vue pour aborder un nouveau thème sur la guerre (les mutineries, la superstition, les soldats des colonies, les blessés psychiques...) proposant ainsi un large panorama de sujets auxquels elle donne toujours un visage très humain. Ses travaux de recherche, alliés à un style sensible et travaillé, donnent à ce recueil une dimension documentaire et poétique.

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Le roman L'horizon de Blanche (Ed. Glyphe) propose quant à lui de suivre le parcours d'émancipation de la jeune femme éponyme, issue d'un milieu ouvrier dont elle s'est extraite grâce aux livres et aux études, mais dont le premier élan vers l'indépendance est stoppé par un mariage désastreux. En 1914, le jour où son époux diabolique, Numance Robert, est appelé sous les drapeaux, elle fait la connaissance de Louis, un jeune médecin ; son destin bascule de nouveau.

 

Grâce à l'Union française des femmes et, avec l'aide de son amie Marguerite, féministe convaincue, Blanche peut se former au métier d'infirmière et envisager un avenir différent. On croise dans ce livre de grandes figures féminines auxquelles Maryline Martin rend ainsi un hommage mérité : Madeleine Pelletier (auteur du Petit almanach féministe illustré), Marie Curie (Prix Nobel de chimie 1911), Marguerite Durand (journaliste fondatrice du journal La Fronde) ou Nicole Mangin (seule femme médecin affectée au front). Pendant que les hommes sont retenus sur les champs de bataille, quelque chose semble se jouer pour la condition féminine, même si le chemin vers l'égalité doit être encore long à parcourir.

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Le dernier entretien littéraire du salon était consacré au documentaire géographique, en présence de Sabine et Bernard Godard, auteurs de Baie de Somme, terre nourricière – Paysages, labeurs et délices (Engelaere Ed. 2015). Un beau livre mêlant photographies, textes sur le paysage, portraits de professionnels et recettes de cuisine. Les époux journalistes (anciens salariés de France 3) qui animent le blog "Picardie, La mer" n'ont de cesse de faire partager leur passion pour le littoral picard sur lequel ils vivent.

 

Dans leur ouvrage écrit à quatre mains, des textes soignés et poétiques évoquent ce qu'offre généreusement la baie selon cinq chapitres distincts : la mer, le sable, l'estran, les prés salés, la terre. Mais le livre ne porte pas seulement sur la nature, aussi exceptionnelle soit-elle. Les professionnels, hommes et femmes, y sont mis à l'honneur dans une douzaine de portraits en lien avec les produits évoqués (coques, moules, salicorne etc.). Entre les pages, l'hénonnier Bébé Derosière (pêcheur de coques), "mémoire vivante d'un monde de pêche qui s'efface", côtoie ainsi Jean-Michel Deloison et son fils Benoît, derniers charpentiers de marine picards, de même que la verrotière Reinette Michon ou Philippe Sturbelle, homme de théâtre et romancier.

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Un glossaire en fin de livre explicite le vocabulaire de la baie (bassire, gagnage, rindins, mollières...) qui possède son langage propre. Les recettes à composer à partir des produits locaux sont toutes plus alléchantes les unes que les autres (photos à l'appui). Ce livre, dans lequel on apprend une foule de choses, insiste sur le travail et les efforts à mettre en œuvre pour bénéficier des ressources d'un territoire exigeant : "la Baie de Somme ne s'offre pas, elle se gagne". Et pour ceux qui y parviennent, elle figure un authentique art de vivre.

2016 Albert - Salon du livre © A. OuryAlbum photos

Tag(s) : #Animation de débats et rencontres

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